C'est frais de quelques jours. Démissionnaire de l'UMP au printemps, le conseiller général d'Oloron-Est Hervé Lucbéreilh, vient de rejoindre le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) présidé nationalement par le député-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix.De quoi réjouir le numéro 2 et secrétaire général du CNIP, Bruno North, qui voit dans ce ralliement, « un apport de sang neuf aux indépendants-paysans du Béarn » mais aussi « un besoin de nombreux élus locaux de respirer en dehors de la machine UMP. »
« Le CNIP a de vraies valeurs de droite »
Du côté du principal intéressé, on confirme cette adhésion. « Le CNIP est un parti qui a de vraies valeurs de droite, tout en refusant toute compromission avec l'extrême-droite » indique l'ancien maire d'Oloron qui a donc naturellement, lorsqu'il a fallu trouver une nouvelle maison politique, jeté son dévolu sur ce parti qui a jadis compté dans ses rangs Guy Petit (ancien maire de Biarritz), Pierre Sallenave (ex-député de Pau) ou encore Jean Récapet (qui fut maire conseiller général de Sauveterre-de-Béarn).
Pas question, en effet, d'envisager pour Hervé Lucbéreilh de militer chez un des partis alliés de l'UMP, que ce soit le Nouveau Centre ou le Parti radical. « D'abord parce que je ne suis pas centriste. Et puis, je n'oublie que c'est aussi à cause des centristes que j'ai perdu la mairie d'Oloron. » Mais c'est désormais d'avenir que ce dernier veut parler. D'autant qu'il annonce emmener avec lui plus de 150 nouveaux adhérents. « Des sympathisants de droite mais aussi des militants de l'UMP. Un parti qui a, dans ce département, une stratégie suicidaire et a perdu tous les postes importants en vingt ans. »
Sous la bannière du CNIP, l'objectif de l'élu oloronais sera donc de préparer les prochains scrutins locaux en faisant, si possible, « émerger de nouveaux talents. Mais ce sera un travail de longue haleine. »
Est-ce à dire qu'Hervé Lucbéreilh pourrait être l'an prochain candidat aux législatives dans la 4e circonscription, comme en 2007 ? « Pour l'instant, c'est un peu tôt pour en parler.
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